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Archive pour la catégorie ‘Thérapie livresque’

The Line de Saul Steinberg

L’excellent éditeur Nieves publie, depuis la Suisse, des fanzines et livres d’artistes, parmi les plus beaux
et les plus soignés qui soient. On y croise aussi bien des livres de jeunes artistes comme le parisien
Hendrik Hegray ou de photographes très suivis comme Ari Marcopoulos.
Le dernier livre en date de Nieves s’intitule The Line et reprend un travail de Saul Steinberg (1914-1999),
grand dessinateur américain ayant longtemps officié pour le magazine The New Yorker et
dont l’art demeure étonnant d’intemporalité.

The Line, telle qu’elle est publiée aujourd’hui est un dépliant de 5 mètres de long, plié en accordéon et
magnifiquement imprimé sachant que le dessin original mesurait 10 mètres et se déployait sur 29 panneaux.
Ce travail a été réalisé à l’origine pour le labyrinthe des enfants, une structure qui se trouvait à la dixième
triennale de Milan, une foire d’art et d’architecture qui s’est tenue en août 1954. Le dessin, qui était
photographié, agrandi et inséré dans le mur, faisait partie de quatre concepts réalisés par Steinberg
pour le labyrinthe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le travail de Steinberg semble intemporel : la caractéristique de son art réside dans la ligne encrée,
toujours tracée avec une élégance qui exprime la richesse sémiotique de la ligne elle-même.
L’artiste donne vie à une simple ligne horizontale, tracée à la main, qui se métamorphose en ligne d’eau,
corde à linge, voie ferrée, bord de table … En changeant de signification d’un passage à l’autre, la ligne
de Steinberg commente elle-même sa propre nature transformiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


The Line
de Saul Steinberg
Editions Nieves
30 Pages Leporello – 585 x 25.5 cm
b/w Offset – First Edition 2011

Fondation Saul Steinberg

 

Ypsilon editeur

La typographie est un ensemble de formes, de techniques et de règles qui donne au langage
un corps matériel et visible. Les créateurs typographiques – graveurs de poinçons, dessinateurs
de caractères – sont probablement les artistes dont les œuvres sont les plus diffusées et les moins
reconnues.

Ypsilon Éditeur (maison créée en 2007) a lancé l’hiver dernier une nouvelle collection,
la Bibliothèque typographique qui est principalement consacrée à ces créateurs.

Elle publie des monographies soigneusement documentées et illustrées (en français et en anglais),
ainsi que des rééditions et des traductions d’ouvrages inédits en français.

Une initiative éditoriale bienvenue (et attendue) dans le paysage francophone et international,
avec comme ambition un contenu documenté, des analyses formelles, une iconographie riche et souvent inédite.
On aime le choix des papiers, le travail de Direction Artistique de Pauline Nuñez et quel plaisir
de voir le nom des typos utilisées à la dernière page du livre !

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japon mon amour

A l’occasion d’une saison Japonaise au BAL,
L’exposition TOKYO-E (« vers Tokyo » ou « Les images de Tokyo ») présente
pour la première fois en Europe le travail de trois grandes figures de la photographie japonaise :
Keizo Kitajima, Yukichi Watabe, Yutaka Takanashi.

Ces trois photographes cherchent la formule incertaine d’une identité japonaise culturellement
métissée, sous influence américaine, bouleversée par les formes nouvelles de la modernité.
Trois regards portés sur un Japon inéluctablement projeté dans le désordre du monde

 

 

KEIZO KITAJIMA / 1975-1990
Le BAL présente, pour la première fois en Europe, le travail de Keizo Kitajima, né en 1954
à Suzaka (Nagano). Cinq séries réalisées entre 1975 à 1991, sont exposées. Keizo Kitajima
porte son regard sur ses contemporains, dans un style travaillé via des images contrastées,
floues, à la recherche d’une nouvelle forme d’expression. Privilégiant une vision fragmentée,
totalement subjective, tendant vers la capture de l’expérience brute et vers « l’expression pure »,
l’écriture photographique devient alors fortement contrastée, floue, tremblée, se jouant des
répétitions, des superpositions, des appropriations, des ratés.

© Keizo Kitajima, New-York, 1981-1984


© Keizo Kitajima, Color works, 1966-1990

 

 

YUTAKA TAKANASHI / Machi (1975)
Yutaka Takanashi est co-fondateur du légendaire magazine PROVOKE en 1968. Il publie en 1974
Toshi-e
(« Vers la ville ») un des livres phares de ce mouvement de redéfinition du langage
photographique au profit d’une expression plus brute et instinctive du réel. Il nous plonge
pour sa part, dans le vieux quartier traditionnel de Shitamachi à Tokyo, quartier en mutation,
suite à la modernisation de la ville.

© Yutaka Takanashi, Machi, 1975, courtesy Galerie Priska

© Yutaka Takanashi, Machi, 1975, courtesy Galerie Priska

 

 

YUKICHI WATABE / A Criminal Investigation (1958)
né en 1924-1993) est un reporter photographe indépendant, il couvre la plupart des grands
événements historiques et politiques se déroulant à Tokyo.

En 1958 il se voit accorder l’autorisation exceptionnelle de documenter l’enquête menée par
la police municipale de Tokyo relative à « l’affaire du corps coupé » : Le 13 janvier 1958, un nez,
deux phalanges et un pénis sont découverts dans un bac à huile à proximité du lac Sembako
(préfecture d’Ibaraki). Le lendemain, la police trouve le corps d’un homme de l’autre côté du lac,
grossièrement défiguré. Plusieurs doigts sont coupés et l’intégralité du corps est rongée à l’acide,
dans le but évident de rendre impossible toute identification. Il publie une sélection d’images dans
le numéro de juin 1958 du magazine Nippon : on se croirait dans un film noir bien plus que dans
un reportage – le policier joue avec les enfants du coin, fume avec des allures d’Humphrey Bogart, et
l’enquête qui semble n’être qu’un prétexte à faire des images se termine sur une étonnante queue de poisson.

Cette série exposée fait aussi l’objet d’une exceptionnelle publication A Criminal Investigation,
co-éditée par Les Editions Xavier Barral et LE BAL.
Reliure à la japonaise, noir profond, petit bijou de mise en page et de fabrication ! à feuilleter au plus vite.

 

Tokyo-E
du 20 mai au 21 août 2011.

http://www.le-bal.fr/

les cahiers de l’Articho n°3

Après le numéro 1 – Spécial Franco-Belge, le numéro 2 – spécial caca
Voici le cahier de l’Articho n°3 autour de la typographie et plus particulièrement autour
des alphabets dessinés.

Au sommaire, un portfolio d’alphabets créés pour l’occasion et un entretien avec Massin
à propos de son livre « La lettre et l’image« . Une bibliographie des ouvrages les plus intéressants
sur le sujet vient compléter ce tour d’horizon.

Avec un très beau casting international :
John Broadley (UK), Gwénola Carrère (Fr/Be), Chamo (Fr), Roger Duvoisin (Ch), Eboy (De),
Espen Friberg (No), Grégol & Poluar (Fr), Martin Jarrie (Fr), Mattt Konture (Fr),
Vincent Mathy (Be), Moolinex (Fr) Lamelos (Nl), Liliféfé (Fr), 100% Orange (Jp),
Ron Régé Jr (Usa), Remed (Fr) , J. Otto Seibold(Usa), Seripop (Ca), Yassine (Fr)/

Alphabet de John Broadley

Alphabet de Vincent Mathy

Typo de Mattt Konture

 

Les Cahiers de L’Articho sont édités par « En Marge »
Sortie en librairie le 29 juin.

 

Clin d’œil à Massin

Graphiste, typographe, directeur artistique éditeur et journaliste, Massin se distingue
internationalement dans le domaine de l’édition auquel il consacre la quasi-totalité de son travail.
L’autodidacte s’illustre notamment dans les clubs de livres et dans la maison Gallimard.
Intégrant mots et images, ses expérimentations éditoriales accordent une mise en forme
dynamique et servent la compréhension des textes. Directeur de Hachette – réalités, directeur de
collection aux éditions Denoël, Massin reçoit le prix des graphistes en 1970.
Membre de l’Académie Royale de Belgique, Massin a récemment fait l’objet d’expositions à Séoul,
Los Angeles, San Francisco, Alexandrie, New York, Istanbul, Montréal, Boston, Moscou, Bruxelles, etc.
« Massin et le livre » est le catalogue de l’exposition éponyme.




 

 

I SAID HIP HOP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hello les kids, tenez-vous prêt, c’est le moment de ressortir votre ghetto blaster et votre Polaroid.

Voici une petite pépite qui vient tout juste de sortir  » CAUSE WE GOT STYLE!  » qui nous permet
de replonger avec délice dans la culture hip-hop des années 80 et 90 ; un livre de photos de 128 pages
où de jeunes américains et européens posent en mettant en valeur leur apparence et leur style. Lire la suite…

the drawer, a new drawing revue

En anglais, The drawer signifie « le tiroir ». Il désigne aussi « celui qui dessine ».
Assumant le double sens de son titre, la revue The drawer pourrait donc s’envisager comme
un « tiroir à dessins ». Ce qu’elle est d’une certaine façon : première revue entièrement
constituée de dessins et consacrée au dessin, qu’on peut ouvrir et refermer à loisir,
The drawer
porte donc bien son nom.

Monomaniaque, The drawer n’est en pas moins ouverte d’esprit : tous les dessins, pourvu
qu’ils soient bons, et tous les dessinateurs, l’intéressent. Célébrant la pratique du dessin dans
sa dimension la plus large, The drawer mêle donc aussi bien des contributions d’artistes
(plasticiens, illustrateurs, designers, architectes) que celles de créateurs moins attendus
(chanteurs, écrivains, musiciens, chorégraphes, réalisateurs). Leur point commun : un même
goût et une même pratique du dessin.

Semestrielle, The drawer est aussi thématique. Chaque numéro prend comme point de départ
le titre d’une œuvre littéraire, cinématographique ou musicale, choisi pour son potentiel créatif
et/ou fantasmatique (numéro 1 : Les Temps Modernes). Chaque contributeur est invité à s’y
soumettre et chaque dessin publié, qu’il soit déjà existant ou spécialement réalisé pour l’occasion,
s’y rapporte.

Terrain de jeu, d’expression et de création autour d’une thématique commune, chaque numéro
de The drawer renseigne donc aussi bien sur la richesse plastique et graphique du dessin
aujourd’hui que sur les artistes et personnalités invités à y participer. Qu’est-ce que le dessin ?
Qui dessine ? Pour quoi dire et pour quoi faire…

Visuelle avant tout, davantage préoccupée de typographie que de texte, The drawer se lit moins
qu’elle ne se regarde, se feuillette, se compulse. Tiroir à dessins, exposition portative, cabinet d’art
graphique miniature, The drawer n’a d’autre ambition que celle du partage des miracles et
des plaisirs du dessin.

Artisanale et 100% faite main, elle est le fruit du travail d’une petite équipe passionnée de dessin :
Sophie Toulouse, artiste et illustratrice, Pierre-Louis Mascia, illustrateur de mode et designer, et
Barbara Soyer, active dans le champ de l’édition et de l’art contemporain.

pour ce premier numéro :
Scoli Acosta, Alphonse Bardou-Jacquet, Abdelkader Benchamma, Marc Joseph Berg,
Aurélie Berthet, Julien Berthier, Christophe Brunnquell,
Julien Carreyn, Cyprien Chabert,
Cléo Charuet, Julien David, Bernard Dubois, David-Ivar Herman Dune & Julien Langendorff,
Kalou Dubus,
Eva Engelbert, Sophie Gaucher, Marion Hanania, Michel Hazanavicius,
Hippolyte Hentgen, Siegfried Jegard, Jean Jullien, Sam Kerr,
Thierry Lagalla, Abigail Lazkoz,
José Lévy, Antoine Leroux-Dhuys, Fabien Mérelle, Cassandre Montoriol, Mrzyk & Moriceau,
Sandrine Pelletier, Guillaume Pinard, Chloé Poizat, Laurent Proux, Jean-Vincent Puzos,
Philippe Ramette, Nicole Emilie Roca, Brisa Roché, Nicolas Saada,
Jeanne Susplugas,
Taroop & Glabel.

www.thedrawer.net/

 

 

 

www.thedrawer.net

 

supereditions

Supereditions est une maison d’éditions de livre à illustrer.

Les livres à illustrer de Supereditions sont des histoires rigolotes écrites pas Sandra Lanilis.
Des histoires pour les filles et pour les garçons, pour les petites et pour les grands…
Des Superlivres dans lesquels il manque pourtant quelque chose d’essentiel, il manque
des Superdessins pour illustrer des Superhistoires et devenir de vrais beaux livres à lire
et à relire, des livres à garder, à regarder et à collectionner.

Une collection atypique et amusante, imprimée sur un papier canson bien épais , une mise en page
ultra sobre alternant une page blanche et une page de texte … c’est agréable, c’est beau c’est simple !

Une idée brillante : mettre en mots des histoires abracadabrantes et marrantes qui débrident
l’imagination des enfants en leur laissant plein de place pour mettre des images sur tout ça !
On les laissera donc cogiter sur les loisirs des martiens et sur le fait que les fées, sont parfois
aussi moches et méchantes que les sorcières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que font les extra-terrestres quand ils sont en vacances?
La fée en colère
Les oreilles de mon Grand-Père
Mais où se cachent les araignées et les monstres quand ils ont peur?
La saucisse magique
Le roi et la reine biscornus

Supereditions – 12 pages, 110x170mm

JEAN LECOINTRE, l’homme a la tête de flan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Double actu pour Jean Lecointre, une expo Greenwich (organisée par Art Factory) proposant
les meilleurs photomontages de ce génie surréaliste et une monographie éponyme aux Éditions Cornélius.

Quel artiste étonnant ! Dans l’univers de Jean Lecointre, les hommes sont des créatures hybrides
faîtes de chair et de pâtisserie. Il nous raconte des histoires à mi-chemin entre la folie et la parodie,
utilisant le collage entre geste punk et montage pop !
C’est drôle, insolite, atypique, décalé, surréaliste finalement assez inclassable.
Artiste-illustrateur singulier, on ne doute néanmoins pas qu’il prendrait plaisir à partager
une part de flan avec Pierre La Police.

Greenwich est publié par les éditions Cornélius.
www.jeanlecointre.com

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