Un nouveau ou LE nouveau marketing ?
Le marketing viral a ses défauts, mais c’est aussi le cas des emails qui nous privent de la
sensation du papier sous nos doigts.
Ce n’est pas sans rappeler la « destruction créatrice » du modèle de l’innovation selon
Schumpeter. Alors voici la question sur toutes les lèvres : le marketing guerilla cannibalisera-
t-il le marketing classique ? Il n’est pas impensable de voir une version plus mature du guerilla
marketing devenir un véritable produit de substitution dans la publicité quel que soit la taille
de la campagne et les moyens disponibles.
Le marketing viral nécessite une proximité au publique difficilement réalisable du haut
d’une tour d’ivoire corporate à l’autre bout du globe, mais son potentiel vis-à-vis de la
transmission virale de l’information par le public a fait ses preuves. Les théories classiques
visent à marquer le client potentiel et ciblé la publicité aux lieux utiles… mais toujours avec
l’idée que sans limites de budget il n’y aurait pas besoin de faire tout cela. Le viral lui est
structurellement différent puisque le temps investi et le travail ‘de terrain’ passe avant
le besoin de mettre le moindre euro dans une campagne et le produit passe après le message.
Il est probable que le marketing viral et les techniques de marketing guerilla deviennent tout
simplement le nouveau modèle à terme, avec des campagnes à haut budget certes… mais usant
une idéologie plus démocratique inspirée du succès du marketing guerilla.
C’est tout ce qu’on nous autres, citoyens acteurs de l’information, lui souhaitons.

